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Note sur les pratiques thérapeutiques traditionnelles dans le système de soins au Cambodge |
La "médecine khmère" remonte à un passé lointain entretenant des liens étroits avec la médecine ayurvédique. Son usage reste très développé au Cambodge, tout particulièrement, en zone rurale, où, les tradipraticiens qui intègrent toute la complexité de la réalité sociale sont des vecteurs de la vie culturelle. Ils participent au "dispositif de santé" au sens large car ils apportent des réponses... (cliquez ici)
 | | Le médium Preah Chan Krishna |
Echo de la recherche : 1° semestre 2010 |
L'actualité bibliographique concernant les études khmères (cliquez ici)
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| Espace lecture : les nouvelles entrées |
L'Actualité vue d'ailleurs |
Sur son blog, la journaliste Anne-Laure Porée retranscrit au jour le jour le procès des Khmers rouges qui se déroule dépuis février 2009. Un blog informatif bien agencé et d'utilisation aisée (cliquez ici)
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Le legs de l'Orientalisme français : un héritage à exploiter |  |  |
Lire et relire les Anciens |
Lévi, Sylvain (1863-1935)  |
Présentation
En 1882 , à 19 ans, sous les conseils de l’académicien et historien des religions Ernest Renan, le jeune Sylvain Lévi se mit à l'étude du sanskrit sous la direction d’Abel Bergaigne. Dès 1885, il devint chargé de cours à l'École pratique des Hautes Études aux côtés de son maître. Il lui succéda pour cet enseignement en 1888. Il y exerçait aussi une charge de cours à la section religieuse de l'École. Parmi ses premiers élèves, on compte un certain Louis Finot (le premier directeur de l’École française d’Extrême-Orient). En 1894, il laissa toutes ces charges pour professer au Collège de France. Si ses premiers travaux étaient consacrés aux belles-lettres sanskrites, notamment dans sa thèse sur le Théâtre indien (1890), par la suite, il multiplia apprentissages et domaines de recherche afin d'appréhender de toutes parts la pensée indienne. Ainsi, au cours de sa longue carrière scientifique, il assoit l'histoire de l'Inde sur des bases chronologiques beaucoup plus sûres, fait une magistrale histoire du Népal, retrace les voies de l'expansion du bouddhisme, redéfinit la constitution des canons de diverses écoles du bouddhisme, dévoile la structure du sacrifice védique, apporte une contribution majeure au déchiffrement et à la compréhension du tokharien. Son oeuvre considérable connut un rayonnement international, tant en Europe qu'en Asie, où il fit plusieurs séjours, notamment en Inde, au Népal et au Japon (il dirigea la Maison franco-japonaise de Tokyo de 1926 à 1928). De même fut-il un bâtisseur institutionnel, posant aussi bien les fondements de l'enseignement indianiste français que ceux de l'Institut de civilisation indienne, créé en 1927. Par ailleurs, ce grand savant n'a pas dédaigné de s'adresser à un large public dans des écrits dont le style élégant et lucide rend accessible le fruit d'une vaste érudition. L'internaute peut en juger par les quatre textes que l’on a mis à sa disposition.
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 | "Sylvain Lévi, historien" Taille : 184 ko - Dernières modifications : 13/03/2007 | [In Memoriam de Sylvain Lévi par un de ses disciples, Jean Przyluski dans la Revue historique, janv-juin 1936, t. 177 : 234-236. ] | Pelliot, Paul (1878-1945)  |
Présentation
A la fois philologue, linguiste, archéologue et historien, Paul Pelliot (1878-1945) est l’un des maîtres des études asiatiques françaises. Durant quatre décennies, ses thématiques de recherche englobent aussi bien l’histoire de l'Asie centrale turque et mongole que l’histoire chinoise et indochinoise, la littérature et la philologie chinoises, la linguistique (études sur le tokharien, le koutchéen et les langues altaïques), l’archéologie et l’histoire de l’art (grottes des " mille Bouddhas " à Dunhuang ; bronzes et jades chinois), l’histoire des religions (manichéisme chinois, bouddhisme, taoïsme, christianisme en Extrême-Orient), sans oublier l’histoire des voyages médiévaux en Extrême-Orient (notamment Marco Polo, Hiuan-tsang). Cela dit, pour mieux cerner le personnage du savant complet posons les grandes étapes de son parcours intellectuel. Licencié ès lettres, il débute sa carrière d’orientaliste par un diplôme de chinois de l'École des langues orientales. En 1899, à 21 ans, il est nommé pensionnaire de la Mission archéologique en Indochine – la future EFEO -, puis professeur de chinois deux ans plus tard. En 1900, il est envoyé en mission à Pékin, en vue de mettre sur pied une bibliothèque chinoise. Il regagne Saigon en 1901 avec dans ses bagages assez de livres, de peintures et d'objets d'art pour constituer le premier fonds de la bibliothèque et du musée de l'EFEO. Durant ses premières années de recherche, il se donne pour tâche de rassembler les documents fondamentaux de l'histoire indochinoise et particulièrement les textes chinois qui constituent les plus anciens textes historiques sur les pays de l'Indochine. Parmi ses publications, on retient notamment ses articles « Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan », qu'il traduit et annote dans le BEFEO (1902), et « Le Fou-Nan » (BEFEO, 1903) [textes consultables sur le site de l’AEFEK]. L'année suivante, il publie, toujours dans le BEFEO, « Deux itinéraires chinois de Chine en Inde à la fin du VIIIe siècle », commentaire nourri d'une nomenclature géographique qui constitue alors l'une des bases de l'histoire de l'Asie du Sud-Est. Au vu de ses compétences scientifiques, mais aussi de ses qualités d’homme d’action, il se voit confier une expédition en Asie centrale (1906-1908) reliant Paris à Pékin le long de la Route de la Soie, par le Nord. Parmi les matériaux récoltés au cours de ce périple, on retiendra la riche collection de manuscrits des VIe-XIe siècles (en chinois, tibétain, ouïgour, sanscrit, etc.), les peintures et objets d’art acquis dans les grottes de Dunhuang. Les résultats de la mission scientifique paraîtront entre 1914 et 1928 dans une série intitulée : Mission Pelliot en Asie centrale. I. Les grottes de Touen houang. Peintures et sculptures bouddhiques des époques des Wei, des T'ang et des Song, 6 vol. II. Sûtra des causes et des effets du bien et du mal (édition et traduction d'après les textes sogdien, chinois et tibétain ; en collaboration avec R. Gauthiot). De retour en France, reconnu par ses pairs, il occupe le poste de professeur des langues, histoire et archéologie de l'Asie centrale au Collège de France (1911-1914 ; 1918-1945) ; un poste spécialement crée pour lui. Directeur d'études à l'École pratique des Hautes Études, IVe section (1927-1945), professeur de philologie, littérature et art chinois à l'Institut des Hautes Études chinoises de la Sorbonne (1927-1945), Paul Pelliot fut codirecteur (avec Henri Cordier) puis directeur de la revue T’oung Pao, dont il fit l’organe le plus prestigieux de la sinologie mondiale.
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Przyluski, Jean (1885-1944) Présentation Né au Mans en 1885 , la carrière professionnelle du jeune Przyluski semble toute tracée dans l’appareil administratif colonial : en 1907, breveté de l’Ecole coloniale – section Droit-, il débarque à l’âge de 22 ans au Tonkin comme élève-administrateur. Après deux années de stage, il est nommé Administrateur des Services civils de l’Indochine, et à vingt-six ans, il assume les fonctions de Chef de la Section des Affaires indigènes au Gouvernement général de l’Indochine. Cependant, à la même époque, toute une série d’interventions extra-professionnelles met en relief les prédispositions du jeune fonctionnaire colonial à s’engouffrer dans le personnage du savant orientaliste. Avant d’embarquer pour l’Indochine, Jean Przyluski a suivi à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE) l'enseignement de Marcel Mauss sur « l'Histoire des religions des peuples non-civilisés » et du sinisant Edouard Chavannes, témoignant par-là d’une curiosité significative pour les sciences historiques et sociales et pour le chinois. Au Tonkin, il se met à l’étude de la langue et de la culture vietnamiennes. Ses progrès sont si rapides qu’il est chargé de cours d’annamite à la Résidence supérieure du Tonkin. Profitant d’un congé en France en 1911, il passe le diplôme des Langues Orientales. De par ses contacts avec le sol et les hommes de cet Extrême-Orient, il publie plusieurs articles dans le Bulletin de l’Ecole d’Extrême-Orient qui soulignent les connexions entre les rites et les croyances, les faits de langue, les techniques, le milieu géographique et économique. (« Note sur le culte des arbres au Tonkin », 1909). Un schème qui va ensuite structurer toute son œuvre. En 1913, malade, il rentre définitivement en France et est nommé suppléant du professeur d’annamite à l’Ecole des Langues Orientales. A partir de cette période, il se consacre entièrement au travail scientifique. Pour parfaire sa formation orientaliste, il se retrouve sur le banc des auditeurs de l’EPHE et du Collège de France et entre en relation avec les maîtres orientalistes que sont Sylvain Lévi, Louis Finot, Antoine Meillet. Parlant la plupart des langues européennes, son don des langues lui permet de maîtriser le sanskrit, le pāli et le tibétain. Il oriente dès lors sa réflexion sur la civilisation indienne. Plus particulièrement, suivant les conseils de Sylvain Lévi, il se consacre à l’étude du bouddhisme à travers les textes anciens en pāli et en non pāli (chinois, sanskrit, tibétain). Deux travaux majeurs le consacreront comme un des meilleurs spécialistes sur le sujet (« La légende de l'empereur Açoka (Açokāvadāna) dans les textes indiens et chinois» (1923) et « Le concile de Rājagrha; introduction à l'histoire des canons et des sectes bouddhiques » (1926)), et en 1926, la chaire de Philologie bouddhique est crée pour lui à l’EPHE. En 1930, après avoir suppléé Louis Finot dans la chaire d’histoire et de philologie indochinoises au Collège de France durant sept ans, il lui succède comme titulaire. Dans le même temps, en collaboration avec les meilleurs spécialistes et avec la participation active de sa plus proche disciple, Marcelle Lalou, il entreprend la publication d’un instrument de travail de premier ordre, la « Bibliographie bouddhique ». Homme de grande culture et passionné par les recherches dans des disciplines aussi diverses que l’histoire des religions, la préhistoire, l’ethnographie, la linguistique, à l’étude du bouddhisme qui lui permet de suivre les routes d’échanges de l’Asie, s’ajoute un intérêt pour la genèse de la civilisation indienne. Au fur et à mesure de ses recherches, il voit la société indienne non plus comme un fragment de la civilisation indo-européenne mais comme un ensemble mouvant où sont mêlés les influences diverses et les éléments ethniques variés qui sont les facteurs des civilisations asiatiques. Ces travaux ont suscité des critiques de certains de ses pairs. Il faut reconnaître que ses idées détonnent face à la doxa sur « l’indianisation », c’est à dire la contribution civilisatrice de l’Inde sur le continent asiatique. Il faut aussi reconnaître que les tendances de Jean Przyluski à systématiser, à rechercher le dénominateur commun à la pensée humaine l’ont amené à partager la thèse du linguiste allemand R.P. Schmidt, contestée à l’époque et aujourd’hui dépassée (BEFEO, t.7, 1907), sur le regroupement des langues austroasiatiques et des langues austronésiennes dans le super-groupe « des langues austriennes ». Ainsi, travaillant sur le vocabulaire sanskrit, il relève l’apport d’éléments linguistiques provenant de langues dites anaryennes, équivalence nominale de « austro-asiatique » dans ses textes, auxquelles il y attache les langues munda de l’Inde, les langues mon-khmer de la péninsule indochinoise mais aussi le cham ou le malais. Sur le plan religieux, pendant plusieurs années, il poursuit l’étude des influences iraniennes sur les croyances de l’Inde, et notamment sur le développement du bouddhisme (« La ville du Cakravartin: Influences babyloniennes sur la civilisation de l'Inde », 1927).
Enfin, dans la dernière partie de sa vie, pour éprouver la valeur de sa thèse sur l’unicité de l’esprit humain au travers de ses manifestations multiples, Jean Przyluski oriente une partie de ses recherches sur la croyance originelle, les cultes de la Déesse Mère ; un sujet qui l’entraînera dans l’Iran, la Babylonie, l’Asie Mineure, le monde étrusque, etc. [ Macdonald (A. W.) & Lalou (M.), " L'œuvre de Jean Przyluski", Paris, Adrien Maisonneuve, 1970, 139 pages.
Cette publication sur la bibliographie de Jean Przyluski - à caractère descriptif - cherche à rendre d'un accès plus facile une œuvre aussi dispersée que volumineuse (plusieurs monographies et près de deux cents articles). ]
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Présentation Présenter Paul Mus, c’est présenter un parcours singulier qui le situe au croisement d’héritages scientifiques hétéroclites dont il saura faire une synthèse entièrement personnelle. Tout comme son maître Przyluski, Paul Mus construit sa pensée d’un point de vue ‘asien’.
Né en 1902 à Bourges, il rencontre le terrain indochinois dès l’âge de cinq ans, lorsque son père est nommé fonctionnaire à Hanoi (1907). Le jeune Paul reçoit de cette première dizaine d’années une impression durable. Il y passe son adolescence, puis vient au début des années 1920 faire ses études supérieures à Paris. Là, il acquiert une vaste formation auprès de plusieurs sommités : il suit l’enseignement du philosophe Alain, du sociologue Marcel Mauss et du sinologue Marcel Granet. L’apprentissage des langues anciennes et vivantes de l’Asie est également l’occasion de côtoyer grands maîtres et passeurs : Arnold Vissière (chinois), Louis Renou (sanskrit), Sylvain Lévi (sanskrit, tibétain, pāli), Édouard Lorgeou (siamois), Pierre Guesde (khmer).
Recruté par l'École Française d'Extrême-Orient, il retourne en 1927 en Indochine, en même temps qu’il publie ses premiers écrits sur le monde indien (cf. « Le Bouddha paré. Son origine indienne. Çākyamuni dans le Mâhayanisme moyen », BEFEO XXVIII, 1929) avec un premier regard vers le Champa (« L'inscription à Vâlmiki de Prakâçadharma (Trà-Kiêu) », BEFEO XXVIII, 1929). Angkor, où il réside deux années durant, constitue son premier terrain professionnel, auquel il vouera plus tard un ouvrage encore inédit (« Masques d’Angkor »). Il part ensuite effectuer diverses missions à Java ou au Champa - dont il devient l’un des meilleurs ethnographes- non sans compléter consciencieusement sa documentation grâce à la bibliothèque de l’Ecole, à Hanoi.
Installé au carrefour de plusieurs disciplines qu’il manipule avec maestria - orientalisme, anthropologie, archéologie – il lance en 1935 son monumental « Barabudur: esquisse d'une histoire du bouddhisme fondée sur la critique archéologique des textes ». Plus que le titre ne le laisse entrevoir, il s’agit d’un premier bilan d’une érudition exceptionnelle au service d’un esprit puissant, confronté plusieurs années durant au fait religieux asiatique. Après cette nouvelle décennie de terrain, il revient en France en 1936. Pétri d’une science et d’une expérience imposantes, il commence à prodiguer publiquement son savoir et à enseigner (Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Société Française de Philosophie, E.P.H.E.) notamment à travers une série de conférences ou d’articles qu’il publie : « L'Inde vue de l’Est », « Le symbolisme d’Angkor Thom », « La Tombe vivante », etc. Plus abordables que le Barabudur, ces textes brefs sont une voie privilégiée pour accéder à la pensée de Mus, comme l’illustre bien « La Tombe vivante ».
Cette dernière est une explication du bouddhisme en tant que religion des stûpas, dont la grammaire des formes, esquissée par l’auteur, nous montre qu’elle perpétue les anciennes croyances relatives à la mort dans la koinè de l’Asie des Moussons. C’est d’ailleurs, pour Mus, ce qui explique son succès, d’un bout à l’autre du continent asiatique. Si l’on peut à bon droit y voir une brillante lecture des faits bouddhiques, rien n’empêche d’y trouver, comme y invite le titre, une leçon sur cette religion première de l’écharpe des Moussons qu’est le culte du sol et des ancêtres associés. C’est l’un des apports essentiels de l’auteur que de montrer dans ses écrits qu’aux faits indiens classiques préexistent des faits religieux autochtones, très anciens.
Derrière une démarche complexe et foisonnante, l’orientaliste dégage les principes d’une sociologie religieuse de temps long, qu’on peut résumer comme suit : confrontant systématiquement les faits moraux (textes et pensées) aux faits matériels (architectures, iconographies, rituels), il utilise les seconds pour éclairer le sens caché des premiers. Sont alors dévoilés les invariants d’un sentiment religieux ‘asien’ encore valide de nos jours : distinct d’un animisme primitif, celui-ci se manifeste par une relation triangulaire entre la divinité du sol, la communauté des hommes et un jeu d’intermédiaires représentant ces derniers : la tombe vivante, d’une part, l’officiant religieux (chargé du culte aux ancêtres familiaux : prêtre, médium, chef politique) de l’autre. La portée d’une telle leçon, développée ailleurs, est vaste. En plaçant dans une même « série ethnographique » l’intégralité des plastiques funéraires asiennes - pierre-génie vietnamienne, poteau funéraire du Golfe du Bengale, Kut cham, temple khmer, linga indien, stûpa tibétain, népalais, etc.– il pénètre au cœur d’une religiosité difficilement préhensible parce que formellement variée. Ainsi, l’eschatologie sous-jacente à ces pratiques funéraires est-elle sensiblement identique : en donnant une place vivante au défunt sous la forme d’une tombe plus ou moins personnifiée, la communauté s’assure un contact avec la divinité du sol tout en résorbant l’angoisse métaphysique inhérente à l’attente de la mort. Il y va d’ailleurs du simple défunt comme du Buddha. Sa thèse, publiée en 1939, - « La Lumière sur les Six Voies », une étude critique de textes bouddhiques sur la transmigration - se comprend comme une application des principes qui y sont esquissés, et dont elle est une manière d’aboutissement.
La guerre interrompt cette production. Les circonstances conduisent Paul Mus à reposer au lendemain du Second conflit mondial le problème des croyances religieuses asiennes, du point de vue cette fois du volant vietnamien, et sous une forme beaucoup plus engagée (« Vietnam, sociologie d’une guerre », 1952). C’est là l’essentiel de ses publications, la poursuite de son œuvre « bouddhiste » et indienne demeurant inédite, ou délivrée par fragments, heureusement regroupés par le sociologue Serge Thion (L’ Angle de l’Asie, Hermann, 1977 ; « The Iconography of an Aniconic Art, RES,1987, Barabudur, Arma Artis, 1990). |
[Pour mieux apprécier l'unité de pensée du savant orientaliste derrière une production complexe et foisonnante, et lister l'essentiel de ses travaux, se référer à la présentation détaillée par Grégory Mikaelian à propos de l'article réédité de Paul Mus, « La Tombe Vivante », in Péninsule, n°47, 2° semestre 2003 : 5-26 .]
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In Memoriam Jacques NEPOTE (1943-2006)
Orientaliste, docteur en histoire et docteur en ethnologie, spécialiste du Cambodge et de la Péninsule indochinoise (CNRS).
Refondateur de la revue sous le nom de Péninsule en 1980, il en assumera la direction jusqu'à sa disparition le 26 janvier 2006.  | Parcours & Œuvres Taille : 667 ko | [Diffusion du document avec le concours de la revue Péninsule.] |
Le Bulletin de la Société des Etudes Indochinoises (1865-1975) :  |
110 ans d’orientalisme en 249 volumes · La plus vieille revue orientaliste française consacrée à l’Asie orientale : son ancêtre, le Bulletin du Comité agricole et industriel de la Cochinchine, paraît de 1865 à 1882. L’équipe de cette première version d’orientalisme de terrain se mue alors en Société des Etudes Indochinoises et publie le Bulletin de la Société des Etudes Indochinoises de Saïgon, de 1883 à 1959, qui devient le Bulletin de la Société des Etudes Indochinoises de 1960 à 1975. La libération du Sud-Viêtnam interrompt sa parution pour une trentaine d’années mais la société continue d’exister. · La base de données scientifique la plus complète et la plus variée sur les pays de la Péninsule indochinoise : le monde de la recherche dispose ainsi de diagnostics pluridisciplinaires (archéologiques, linguistiques, historiques, géographiques, anthropologiques, de politologie) sur les sociétés de Péninsule indochinoise au sens large (Viêtnam, Cambodge, Laos, Thaïlande, Birmanie, Sud Yunnan), en continu sur 110 années représentant au total (21 vol. du BCAIC + 70 vol. du BSEI ancienne série + 158 vol. du BSEI nouvelle série) 249 volumes ! Sans compter les Publications de la Société des Etudes Indochinoises (monographies des provinces de l’Indochine, etc.). · Une collection complète à Paris : la section d'études vietnamiennes de Paris-7 dispose de la collection complète du BSEI rééditée sur papier par la maison Kraus Reprint dans les années soixante-dix. Contact : Emmanuel Poisson, Professeur d’Histoire du Viêtnam à Paris-7. · Une collection à Saigon : le Musée d’Histoire de HCM-Ville, ancien Musée Blanchard de la Brosse qui accueillait la Société des Etudes Indochinoises possède dans sa bibliothèque de plus de 6200 ouvrages et de 300 périodiques, intacte, la collection des BCAIC ainsi que la collection du BSEI et des monographies provinciales.
On peut récupérer au format .pdf des numéros entiers de la BSEI sur le site de gallica. |
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